POLÉMIQUE : Des militantes féministes très choquées par l’intrigue sur la GPA dans Plus belle la vie !
Plus belle la vie se retrouve au cœur d’une polémique. Des militantes féministes s’indignent de la place qu’accorde la série à la GPA. Et souhaitent le faire savoir à la production. Le mot d’ordre? « Non à la marchandisation du corps des femmes ».
Cela faisait longtemps que Céline souhaitait avoir un enfant. Après avoir subi deux fausses couches, elle apris la décision d’avoir recours à la GPA: la gestation pour autrui.
Elle a donc fait appel à une mère porteuse et, puisque la GPA est interdite en France, fait croire à sa grossesse (sauf à Vincent) en portant un faux ventre.
Cette histoire, c’est l’une des dernières péripéties majeures de la série qui, en jouant avec une thématique sensible et d’actualité, pourrait bien (trop) s’éloigner de la réalité. C’est tout du moins l’opinion de la Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution.
Un discours porté par une angoisse: celle de voir la plus fameuse série du Mistral faire sans nuance la promotion d’un « système d’exploitation et d’instrumentalisation du corps des femmes et des enfants ». « Si la GPA porte atteinte à l’intégrité et à la dignité des personnes en France, en Italie, en Allemagne, en
Espagne, elle porte atteinte à la dignité de toutes les personnes qui sont amenées à la pratiquer, ailleurs dans le monde », affirme d’emblée la coalition.
Dans sa lettre comme cela est relayé par le site terrafemina. com, l’organisation prévient la production de la série du « système organisé » au sein duquel s’intègre cette pratique sociale, impliquant laboratoires et agences, médecins et avocats. « Des entreprises de reproduction humaine », cingle la coalition, qui
font des femmes des « moyens de production » et une « ressource pour l’industrie », conférant à la grossesse et à l’accouchement « une valeur marchande » et réduisant l’enfant à un simple « produit avec valeur d’échange ».
Pour la Coalition, il s’agit bien de là de parler de la « globalisation des marchés du corps humain ».
Une forme de « tourisme reproductif » qui priverait les femmes des lois et de leurs droits en obligeant certaines d’entre elles à s’engager « dans un contrat qui aliène leur santé, leur vie et leur personne, sous des pressions multiples: rapports de domination familiaux, sexistes, économiques, géopolitiques ».
Et le collectif Osez le féminisme d’ajouter sur Twitter: « Non, les femmes ne sont pas à vendre! ». Vous l’aurez compris, le traitement qu’en fera Plus belle la vie est attendu au tournant. Depuis son lancement en 2004 sur France 3, le feuilleton traite de nombreux sujets sensibles.
L’homosexualité, le mariage gay, l’IVG, l’euthanasie, la transidentité, … Parfois ça passe et parfois pas…
La CIAMS invite toutes les organisations et individu–e-s, qui partagent son souhait de voir un jour aboli le recours à la GPA, à manifester auprès de la production de « Plus belle la vie » sa désapprobation vis à vis du traitement réservé à ce sujet. https: //t. co/a3ha S8Z2BC
— CIAMS (@Abolition Gpa) July 21, 2019
#GPA @PBLVofficiel: Non, les femmes ne sont pas à vendre! Soutenons l’initiative du @Abolition Gpa et interpellons la production de « Plus Belle la Vie ». la GPA est une exploitation et marchandisation des femmeshttps: //t. co/jj A6cr I2w K
— Osez le féminisme! (@osezlefeminisme) July 24, 2019