Violée à plusieurs reprises, Nadège Beausson-Diagne (ex Sara Douala) a tenté de se suicider !
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Violée à plusieurs reprises, Nadège Beausson-Diagne (ex Sara Douala) a tenté de se suicider !

03/03/2020 12:00 Admin 2 min 10 vues

Depuis vendredi soir, le sacre de Roman Polanski récompensé notamment par le César du Meilleur réalisateur et la réaction d’Adèle Haenel, qui a quitté la salle la tête haute pour manifester sa colère, le hashtag #Je Suis Une Victime fait le buzz sur Twitter.

A travers ce mot clé, les internautes témoignent des violences sexuelles dont ils ou elles ont été les victimes.

Hier soir, la comédienne Nadège Beausson-Diagne, qui a joué le rôle de la Commissaire Sara Douala pendant quatre saisons dans Plus belle la vie, et que l’on a vue au cinéma dans Podium ou Bienvenue chez les Ch’tis, s’est saisie de ce nouveau hashtag pour raconter les viols qu’elle a subis.

D’abord, lorsqu’elle avait neuf ans: « J’avais 9 ans, le fiancé d’une amie de ma mère m’a violée régulièrement en me disant que c’était notre secret, de ne surtout pas le dire à ma mère. J’ai cru que j’allais mourir, je me rappelle de cette douleur.

Ensuite, elle a dénoncé le viol commis par un producteur lorsqu’elle avait trente ans et l’indifférence de la profession: « J’ai 30 ans, le réalisateur et producteur d’un film en Centrafrique, après des jours de harcèlement m’a violée, j’ai demandé de l’aide personne ne l’a fait ». « Les faits sont prescrits et la loi

n’est pas rétroactive je ne peux plus porter plainte pour mes viols » a regretté l’actrice, qui a expliqué que les séquelles psychologiques de ces viols, même si l’on peut s’en sortir, sont pourtant toujours bien présentes aujourd’hui. « Je me suis autodétruite pendant des années, j’ai fait des tentatives de suicide,

j’ai maltraité ce corps que je haïssais à cause des viols.

Dans d’autres tweets, Nadège Beausson-Diagne a signalé aussi qu’elle a été victime de harcèlement sexuel par des animateurs de télévision et qu’elle est encore loin d’avoir révélé tous les agissements à caractère sexiste et les violences – « les intimidations, le harcèlement sexuel et pire » – qu’elle a observées à la

télévision française.