Plus belle la vie : écartée de la série, Mariem Hamidat, l'ex directrice de collection, brise le silence
En avril dernier, une enquête menée par Libération sur le climat toxique qui régnait dans l'équipe de scénaristes de Plus belle la vie, encore plus belle a été dévoilée au grand jour. Elle pointait particulièrement du doigt Mariem Hamidat, directrice de collection, et son mari, Thomas Fecchio, auteur sur la série.
Accusés de management toxique et brutal, le couple a été écarté par la production dans les jours qui ont suivi.
Les témoignages anonymes de cet article me présentent comme ayant exercé un management fondé sur des 'humiliations quotidiennes', des 'intimidations', des 'hurlements', du 'dénigrement' et même une 'volonté de détruire des gens. '"Elle poursuit: "Cette description ne correspond en aucun cas à la réalité de mon
engagement professionnel ni à la manière dont j’ai toujours exercé mes fonctions tout au long de ma carrière. ""Je n'ai pas usé d'une quelconque 'manipulation' par 'chaud-froid'""Je ne suis ni un 'gourou', n’ai jamais eu aucune 'emprise psychologique' sur quiconque ou n’ai usé d’une quelconque 'manipulation' par
'chaud-froid'", explique-t-elle avant d'ajouter: "Dans un contexte de production quotidienne, particulièrement exigeant et soumis à des délais très contraints, j’ai toujours veillé à conduire le travail collectif avec rigueur, exigence éditoriale et respect des personnes, quitte souvent à absorber le surplus de
travail pour soulager les autres auteurs.
Les seuls arrêts maladie sur la série dont j’ai eu connaissance ont concerné mon propre mari Thomas Fecchio (…) La répartition des points SACD (qui permettent la rémunération des auteurs, NDLR) n’a jamais été une décision unilatérale ou arbitraire. ""Les répartitions se font dans le cadre des usages de production, au
regard des contributions respectives de chacun aux travaux d’écriture, toujours sur la base d’une concertation entre co-auteurs.
Je n’avais aucun pouvoir décisionnel à ce propos et pouvais seulement participer aux échanges à ce propos comme tous co-auteurs""J'ai le sentiment que l'on nous fait porter injustement (…) la responsabilité d'un système de production de programmes quotidiens exigeant""J’ai le sentiment que l’on nous fait porter
injustement, à mon mari et moi-même, la responsabilité d’un système de production de programmes quotidiens exigeant, qui préexistait bien avant notre arrivée dans le monde du travail et dont nous subissons, comme les autres auteurs scénaristes, les contraintes, " révèle-t-elle avant de conclure: "La manière dont nous
sommes dépeints dans l’article ne correspond ni à ma version des faits, ni à mon expérience professionnelle, ni même à un travail collectif mené sur cette série depuis de nombreuses années, ce que je ne peux que déplorer compte tenu de mon attachement particulier à la série et aux gens qui ont participé à faire
qu’elle existe encore aujourd’hui", conclut l'ancienne directrice de collection.
Mon activité, qu’elle ait été exercée en tant que directeur des arches salarié ou co-auteur, s’inscrivait dans un processus collectif. ""Je conteste fermement les allégations selon lesquelles j'aurais eu un comportement humiliant""Je ne disposais pas d’un pouvoir décisionnel individuel et exclusif sur l’organisation
du travail, la répartition des tâches ou la validation des contenus. […] Je conteste fermement les allégations selon lesquelles j’aurais eu un comportement humiliant, agressif ou brutal à l’égard de collègues. "