Une saison 5 d’Astrid et Raphaëlle, l'arrêt de Crimes parfaits... Anne Holmes évoque les nouvelles fictions et l'avenir des polars de France Télévisio

Une saison 5 d’Astrid et Raphaëlle, l'arrêt de Crimes parfaits... Anne Holmes évoque les nouvelles fictions et l'avenir des polars de France Télévisio.

Posté: 2022-09-27 18:25:02. | Par Admin

AlloCiné : Quel bilan tirez-vous de la saison écoulée, qui a notamment été marquée par la diffusion de la série événement Germinal et du thriller L’île aux 30 cercueils avec Virginie Ledoyen ?Anne Holmes (directrice des programmes et directrice de la fiction de France Télévisions) : Même si on veut être complètement modeste, on ne peut pas tirer un bilan en demi-teinte, on est obligé de dire que c’est un bon bilan. En soirée, nous avons eu 100 leaderships en fiction en part de marché, ce qui est énorme.Je suis ravie car nous avons exploré des genres totalement différents, on a poursuivi dans ce qui fait la marque de fabrique de France Télévisions - la diversité -, on a fait des tentatives, on a fait preuve d’audace, on est allé dans la nouveauté, autant en termes de réalisateurs, d’auteurs, ou de comédiens qui n’avaient pas ou peu travaillé avec nous.Et en fin de compte nos cases sont en progression. Et puis je trouve qu’il n’y a pas que l’audience qui compte. On avait quand même une vraie qualité dans nos projets. Je pense qu’on s’améliore d’année en année. Et il faut dire la vérité : tous les lancements ont été réussis, tout a marché, sauf L’Amour (presque) parfait.

Je le dis car je trouve ça normal. Mais je revendique cette série en termes de prise de risques. On a prouvé grâce à ça qu’on ne faisait pas que du polar, contrairement à ce qu’on a tendance à nous reprocher, et qu’on essayait de rajeunir notre public. Le pari n’est pas vraiment réussi en termes d’audience, mais je maintiens que le casting était remarquable et qu’il fallait essayer. Et si on devait le refaire, je le referais.Allez-vous malgré tout poursuivre des tentatives dans le genre de la comédie romantique ? D’autant plus quand on sait que TF1 semble avoir abandonné sa collection "Coup de foudre à…"…C’est un genre qui vient culturellement de TF1, avec la collection "Et si ?", qui était la comédie romantique par excellence à l’époque de Claude de Givray. Cet homme-là, qui était assez brillant en fiction, était allé puiser dans les grandes thématiques à la Capra ou à la Cukor. Mais aujourd’hui il n’y a plus d’obstacle à l’amour, hormis la mort et la maladie, donc c’est compliqué d’imaginer des comédies romantiques.La différence d’âge, les différences de culture ou d’origine, l’amour entre deux personnes du même sexe, c’est devenu normal. Et c’est tant mieux ! Mais ça complique notre travail (rires).

Comment faire pour que les gens qui s’aiment ne puissent pas être ensemble ? Ce n’est pas simple…Malgré l’évolution de la société, on a peu vu en France de comédies romantiques avec des personnes du même sexe…Nous allons justement en tourner une, sous forme de série 6x52’. C’est l’histoire d’un homme qui perd son mari. Il se rend compte que son mari lui a toujours caché qui il était. Et vous verrez qu’on ne souligne pas le fait qu’on parle de deux hommes, que c’est une histoire d’amour gay.On parle simplement d’un couple amoureux et de quelqu’un qui perd son grand amour. On a gravi un échelon et c’est super. Si on ne le dit pas c’est que c’est acquis. La série s’appelle Tout ça je te le donnerai, c’est adapté d’un roman espagnol, et ça se tournera en janvier. On est dans la dramédie, c’est très joli, c’est une vraie histoire d’amour.JF Baumard/Storia Televisions/FTVQuelles vont être les grandes lignes et les temps forts de la saison 2022-2023 qui vient de commencer avec Et la montagne fleurira, Marianne, et Hors saison ?On enchaîne avec la saison 4 des Rivières pourpres, qui ont combattu Les Combattantes et ont résisté (rires). Et en termes de temps forts il y l'arrivée prochaine de Vortex, portée par Tomer Sisley.

C’est une tentative qui est très forte. Il y aura aussi L’île prisonnière. C’est le Bussi que vous n'avez jamais lu. Ses romans, toutes les chaînes en ont adapté, donc on est allé chercher Michel Bussi pour une proposition originale et on lui a laissé quasiment carte blanche.Côté polars, il y aura aussi Piste noire, avec Thibault de Montalembert et Constance Labbé, qui parle des saisonniers et de la montagne d’une façon différente. Le meilleur d'entre nous sur France 3, avec Nicolas Gob et Mariama Gueye, qui se déroule aussi à la montagne mais est une façon différente de parler des sportifs, à travers la discipline du triathlon dont on ne parle absolument jamais. Et on aborde à travers cela toute l'économie qui existe autour d'un champion local.Et puis nous aurons aussi L’abîme, avec Sara Mortensen d’Astrid et Raphaëlle et Gil Alma de César Wagner, un duo qui fonctionne super bien. Avec pour thématique "On ne connaît jamais vraiment celle qu'on a épousée". Ce sont des codes assez classiques mais complètement renouvelés.Sans oublier des unitaires très forts, comme La vie devant toi, sur la lesbophobie, Maman, ne me laisse pas m’endormir, sur l’addiction aux médicaments chez les ados, ou L’histoire d’Annette Zelman.

Et le retour de nos fictions récurrentes comme Les Invisibles, Le Code, Tandem, L’art du crime, Les Petits meurtres d’Agatha Christie, ou La Stagiaire, avec Michèle Bernier qu’on adore, et qui revient à l’antenne ce 27 septembre pour sa saison 7. La saison 8, elle, est déjà tournée, et la saison 9 est en écriture.La saison écoulée a prouvé une fois de plus la force des fictions policières sur France 2 et France 3, avec le succès confirmé de Capitaine Marleau, d’Alex Hugo, des Meurtres à…, ou encore d’Astrid et Raphaëlle, dont la saison 3 a cartonné en cette rentrée. Comment envisagez-vous l’avenir du polar sur France Télévisions ? On reste sur ce qui cartonne ou on essaye d’aller vers plus d’audace, comme avec Vortex qui s’aventure du côté de la science-fiction ?Vortex c’est plutôt un mélopolar, car moi ça me fait pleurer (rires). Le polar c’est quand même la quête de la vérité et de la justice. Et ça peut être décliné de plein de façons. Donc ça permet d’envisager énormément de personnages différents.Je pense que le succès du polar sur France Télévisions n'est pas l'enquête policière. Astrid et Raphaëlle, c'est un duo atypique et c'est ce duo-là qui véhicule des enquêtes.

C'est une façon de parler de la diversité. Tropiques criminels c’est une façon de parler des territoires d’outre-mer autrement qu’en version carte postale. Quand on n'arrive pas à parler d'un sujet de société, il est toujours bien de passer par la porte du polar parce que ça ouvre d’autres portes. Et du coup, on peut parler du racisme, des femmes battues, de l’homophobie. On peut parler de tout ça à travers le polar.On continue d’avoir nos beaux sujets de société qu’on traite souvent sous forme d’unitaires. Mais il n'empêche que pour être le reflet de la société, il faut bien passer par une porte, et le polar est un très bon biais pour y parvenir.Vous avez décidé d'arrêter les séries Police de caractères, Prière d'enquête, et Crimes parfaits. Vous aviez l'impression d'avoir fait le tour de ces fictions ?Oui. Sur Prière d’enquêter, la chose la plus dure c’était de mêler la religion et l'enquête. Idem pour Police de caractères, où on mêlait les lettres et l'enquête, ce qui n'est pas le cas de L'Art du crime parce qu’on suit une brigade spécialisée dans les œuvres d'art, c’est plus facile à tisser. Et dans le fond, pour être honnête, il nous faut aussi de la place parce que si on veut lancer des pilotes, il faut arrêter certaines fictions.

Quant à Crimes parfait, il y en a eu beaucoup. Sur cette série j'ai un peu un regret : parce que ça marchait bien, on a repris les mêmes duos d'enquêteurs à chaque fois. Donc on avait en fait quatre séries : la série avec Philippe Caroit, la série avec Isabelle Gélinas, la série avec Julie Ferrier, … Et à un moment donné, je pense qu'il y a eu trop de duos. On n’avait plus forcément la place pour toutes ces versions de la même série.François LEFEBVRE - FTVVous allez fêter l’an prochain les dix ans de la collection "Meurtres à…" avec Nouveaux meurtres à Saint-Malo. Un mot sur cette suite qui verra, pour la première fois, revenir un duo d’enquêteur ?Comme c’est un anniversaire important, on est à fond, et on a décidé de retrouver le duo du tout premier opus de la collection, Meurtres à Saint-Malo. Bruno Solo et Louise Monot seront donc de retour. Et il y aura un deuxième duo d’enquêteurs mais les comédiens n’ont pas encore été choisis. On est écriture.Que nous réservent les prochains "Meurtres à..." ?Nous démarrons le tournage le 25 septembre de Meurtres dans le Béarn avec Catherine Marchal et Isabel Otero. Ensuite nous lancerons Meurtres sur la Côte fleurie, réalisé par Gabriel Aghion, avec Marie-Christine Barrault et Nicolas Gob.

Et plus tard Meurtres à Chantilly avec Caroline Proust.Toujours en termes de polar, vous avez lancé le tournage de Les François et de A l’instinct. Vous confirmez que ce sont des pilotes qui ont vocation à devenir des séries en cas de succès ?Oui. Les François, c’est un nouveau pilote avec Samuel Labarthe et Sylvie Testud en frère et sœur. Ça roule, c’est génial. Et avec A l’instinct, qui sera porté par Christopher Bayemi, on a voulu développer un nouveau genre. C'est un homme qui a vécu dans la forêt, un peu à la Tarzan, et qui va avoir un instinct plus aiguisé que quelqu'un d’autre. On n’est pas dans le surnaturel mais il voit des choses, il entend des choses. Ce n’est pas un mentaliste, il fonctionne vraiment à l’instinct.Ce sont des pilotes, mais comme Simon Colman, César Wagner, Tandem ou Astrid et Raphaëlle en leur temps en fait. A part Face à face cette année, où on a pris le risque d'en faire douze d’un coup parce que c'était une série low cost, sinon en général, oui, on part plutôt sur des pilotes dans un premier temps.Justement, Simon Coleman, avec Jean-Michel Tinivelli, a été un joli succès au printemps. La série va-t-elle continuer ?Oui, on repart pour deux épisodes supplémentaires.

Et nous avons également commandé un deuxième épisode de Poulets grillés, avec Barbara Cabrita, et six épisodes de 52 minutes de la série Les Pennac(s), avec Christian Rauth et Julie-Anne Roth. On aime beaucoup ce duo père-fille à l’écran comme à la ville.François Lefebvre - FTV - JLAVous avez récemment diffusé Tout le monde ment sur France 2, avec Vincent Elbaz. Pouvez-vous nous confirmer que, suite au succès d’audience, vous avez commandé l’écriture d’un deuxième épisode ?Oui, c’est en écriture. On est très contents. On n’avait jamais eu Vincent Elbaz, ça fonctionne super bien. Hélène Angel a fait un super travail à la réalisation. Et avoir Olivier Norek à l’écriture c’est génial. Ce serait dommage de ne pas poursuivre (rires).Une autre de vos séries policières à succès, Candice Renoir, devait s’arrêter au terme de sa saison 10, diffusée cette année, et se poursuivre sous forme de téléfilms événements. Mais finalement une saison 11 a été annoncée. Pourquoi ce revirement de dernière minute ?On a tourné un premier unitaire en Corse, qui est très réussi. Mais après la Corse on s’est dit que c’était quand même dommage d’arrêter. Cependant, il fallait moderniser un peu la série.

Car le problème c'est qu'une fois que les deux héros sont en couple, on fait quoi ? C’est ce qui nous avait poussé à arrêter dans un premier temps.Donc je peux annoncer qu’il y a six épisodes de 52 minutes en écriture. Mais est-ce qu’on va arriver à tenir six épisodes avec un couple qu’on a vu pendant dix ans se dire je t’aime, moi non plus, et qui maintenant est ensemble ? Candice a été amnésique, Antoine aussi. Ils ont tout vécu. Donc maintenant qu’ils sont ensemble, on essaye de poursuivre, mais on va voir si on y parvient.Et pour la première fois, cette saison 11 serait feuilletonnante ?Oui. On est parti sur une enquête bouclée sur une saison. Toujours avec Cécile Bois et Raphaël Lenglet évidemment. Et l’action se déroulera à Marseille, et non plus à Sète.Patrick FOUQUE / JLA PRODUCTIONS / FTVOn parlait tout à l'heure d’Astrid et Raphaëlle, qui a cartonné en cette rentrée chaque vendredi soir face à Danse avec les stars et qui a battu des records avec sa saison 3. Un tel succès, c’est un peu une surprise ?C'est fou. Mais on ne peut pas dire que c'est une surprise parce que si on fait cette série c’est pour que ça marche. Mais c’est vrai que c’est une agréable surprise de voir que la barque prend autant et que le duo est toujours plus attachant.

Il vaut mieux être sur une pente ascendante que descendante. Et là, pour le coup, on est très très ascendant. On a vraiment travaillé sur les personnages sur cette saison 3 et visiblement ça paye.Vous tournez en ce moment la saison 4. Est-ce que le succès d’audience vous a déjà motivé à commander l’écriture d’une saison 5 ?Oui, je commande toujours en anticipé, j’ai confiance. Le tournage de la saison 4 a débuté alors que la saison 3 n'était pas encore diffusée. On a vraiment confiance. Et donc, oui, on poursuit avec une saison 5. Dès que la saison 4 se termine en écriture, on lance l’écriture de la suite car c’est une série très longue à écrire. C’est plein de détails.Vous avez récemment lancé Marianne, avec Marilou Berry, que l’on pouvait voir comme la réponse de France 2 à HPI sur TF1. Êtes-vous un peu déçue par les scores qui sont bons mais qui ne sont pas aussi excellents qu’on aurait pu l’espérer ?Vous l’avez dit, ils ne sont pas aussi excellents qu'on pouvait l’espérer. Je suis d'accord, je ne vais pas mentir. Mais cela reste de bons scores. C’est bien écrit, bien produit, bien joué. À la fois drôle et touchant. Marilou Berry est formidable. Mais c’est vrai qu’on l’espérait à 22% de part d’audience, et que la série fait 17%.

Après, la case est haute. Ce n’est pas un échec. La rentrée est hyper concurrentielle. Mais évidemment que ça nous interroge et qu’on va essayer de comprendre pourquoi ça n’a pas mieux marché.Il y aura tout de même une saison 2 ?Je ne sais pas encore. On attend les scores des replays et de la dernière soirée en consolidé. Mais en tout cas la saison 2 est en écriture.Nathalie Guyon / FTVParmi les événements de la saison il y aura aussi Diane de Poitiers qui a été présentée au Festival de La Rochelle il y a quelques jours. C'est une fierté pour vous d'avoir une série avec Isabelle Adjani qui se fait rare à la télévision ?Bien sûr. On l’avait vue en guest dans Capitaine Marleau, mais depuis La Journée de la jupe c’est vrai qu’elle se fait rare. On est évidemment hyper fiers. Isabelle est venue présenter la série à La Rochelle, ça prouve qu’elle est très impliquée. Autour d'elle, il y a une brochette d'acteurs formidable. Et on renoue d’une belle manière avec le film en costume.Allez-vous continuer à collaborer avec Josée Dayan sur d’autres projets, au-delà de Capitaine Marleau qui continue évidemment ? Est ce que Belphégor, son nouveau projet de série avec Isabelle Adjani toujours, pourrait arriver sur France Télévisions ?Ce n’est pas pour nous Belphégor.

On ne nous l’a jamais proposé. Evidemment, on parle avec Josée mais elle est déjà très occupée. Elle fait quatre Capitaine Marleau par an. Ces deux dernières années, on était vraiment sur Diane de Poitiers parce qu'il fallait trouver le financement. Et ce casting incroyable. Donc c'est vrai qu'on n'a pas tellement parlé d'autre chose que de Diane de Poitiers et de Marleau pour l’instant. Mais tout est possible.J’évoquais tout à l’heure Germinal. Avez-vous la volonté d’adapter d’autres oeuvres de Zola ?Non, c’était super de faire Germinal, on est très content du résultat, mais on ne va pas faire Les Rougon-Macquart non plus. Je pense que les fresques comme ça il faut en faire régulièrement mais ça coûte très cher, donc ça se fait une à deux fois par an.Mais dans un genre très, très différent, vous allez vous tournez vers Albert Camus en adaptant La Peste sous forme de dystopie…Eh oui, dystopie de Camus (rires). Je l’ai lu, c’est vraiment bien. C’est troublant mais les enjeux restent les mêmes.Vous n’avez pas peur que cela fasse un peu trop écho au Covid, qui reste très présent, très actuel dans l’esprit des gens ?Je l’ai commandée avant le Covid. Je comprends cette réserve évidemment, mais on est quand même sur Camus, on est sur des problématiques de l’humain, l’homme face à l’humanité, moins sur l’épidémie.

On a acheté les droits d’Albert Camus, on ne va pas acheter les droits de Camus pour faire quelque chose sur le Covid.2017 Princesse Beli / Nolita Cinema / Oriane / StudioCanal / France 2 Cinéma / Nexus Factory / UmediaToujours au rayon des nouveautés, vous allez vous aventurer dans le genre et aller sur le terrain des sorcières, rarement exploré en France, avec Filles du feu, qui va entrer en tournage et aura pour toile de fond la chasse aux sorcières. Que pouvez-vous nous en dire ?Je trouve que le mythe de la sorcière, c'est toujours hyper valorisant. On est vraiment dans la chasse aux sorcières, mais ce que je trouve très joli dans cette série de 6x52’ c'est que c'est une dynastie de sorcières. Certaines ont le don, d'autres ne l’ont pas, d'autres le découvrent, d'autres le perdent.Et on est sur une sorcellerie qui évoque plutôt les magnétiseurs d’aujourd’hui. Avec des histoires d’amour aussi évidemment. Et nous avons un très joli casting : Lizzie Brocheré, Annabelle Lopez, Zoé Adjani, Michèle Laroque, Bruno Debrandt, Guillaume de Tonquédec, Marc Ruchmann, Angela Molina. La série est réalisée par Magaly Richard-Serrano et le tournage débutera le 4 octobre.L’un des événements de cette fin d’année c’est l’arrêt de Plus belle la vie le 18 novembre prochain.

Pour vous, c'était inévitable ? Avec l'érosion des audiences et l’arrivée d’autres feuilletons qui l’ont rendue un peu vieillissante ?C'était inévitable et triste. Se séparer au bout de 18 ans, c’est forcément triste. Après, on l'a dit, d'autres feuilletons sont arrivés, les plateformes sont arrivées. Il y a eu une usure, un rajeunissement qui ne s'est pas fait. Peut être qu'on a raté un tournant ? Je ne sais pas, mais ce qui est certain c’est qu’il fallait prendre cette décision. Même si ce n'est jamais facile. Et on pense surtout aux comédiens, aux techniciens et réalisateurs.Les téléspectateurs vont-ils avoir droit à une jolie fin ?Oui, c’est une très jolie fin, avec beaucoup de retours, beaucoup de bienveillance et beaucoup d'amour. Une page se tourne et tout le monde a envie que ça se passe bien, que ce soit une belle fin et qu’on referme Plus belle la vie avec un grand sourire.Jean-Louis PARIS - TELFRANCE - FTVSavez-vous déjà à quoi va ressembler la soirée du 18 novembre ? Y aura-t-il un dispositif spécial, avec un documentaire après le dernier prime ?Il y aura un dispositif spécial, mais il est encore trop tôt pour savoir à quoi va ressembler cette soirée. J’imagine qu’il y aura un documentaire, mais tout n’est pas encore acté.

Pensez-vous que la série pourrait revenir avec des primes événementiels de temps en temps ?La série ne marchait plus en prime. Mais on reverra les comédiens de Plus belle la vie dans d’autres fictions de France Télévisions. La volonté aujourd’hui c’est surtout de retravailler avec tous les comédiens qui ont mis leur talent à notre service pendant 18 ans.Cet été, vous avez testé une diffusion en prime de Un Si Grand Soleil qui avait vocation à rattraper le retard pris dans les épisodes. Est ce que ça vous donne envie de faire de vrais primes Un Si Grand Soleil à l'avenir ?En tout cas, ça nous donne l'occasion de voir que, même en prime, les gens regardent Un Si Grand Soleil. C'est déjà intéressant. Mais pour l'instant, la réflexion n'est pas là.Quand on a une quotidienne, c'est très dur de faire un prime. Il faut qu'on puisse ne pas avoir vu le prime et récupérer la quotidienne le lendemain. Et il faut qu'on puisse voir le prime sans avoir vu la quotidienne. C’est très compliqué. Sur Plus belle la vie, les primes ça a toujours été très compliqué et très douloureux. Donc je ne sais pas pour Un Si Grand Soleil. Tout est possible mais ce n’est pas prévu pour l’instant.AlloCiné : Quel bilan tirez-vous de la saison écoulée, qui a notamment été marquée par la diffusion de la série événement Germinal et du thriller L’île aux 30 cercueils avec Virginie Ledoyen ?Anne Holmes (directrice des programmes et directrice de la fiction de France Télévisions) : Même si on veut être complètement modeste, on ne peut pas tirer un bilan en demi-teinte, on est obligé de dire que c’est un bon bilan. En soirée, nous avons eu 100 leaderships en fiction en part de marché, ce qui est énorme. Je suis ravie car nous avons exploré des genres totalement différents, on a poursuivi dans ce qui fait la marque de fabrique de France Télévisions - la diversité -, on a fait des tentatives, on a fait preuve d’audace, on est allé dans la nouveauté, autant en termes de réalisateurs, d’auteurs, ou de comédiens qui n’avaient pas ou peu travaillé avec nous. Et en fin de compte nos cases sont en progression. Et puis je trouve qu’il n’y a pas que l’audience qui compte. On avait quand même une vraie qualité dans nos projets. Je pense qu’on s’améliore d’année en année. Et il faut dire la vérité : tous les lancements ont été réussis, tout a marché, sauf L’Amour (presque) parfait. Je le dis car je trouve ça normal. Mais je revendique cette série en termes de prise de risques. On a prouvé grâce à ça qu’on ne faisait pas que du polar, contrairement à ce qu’on a tendance à nous reprocher, et qu’on essayait de rajeunir notre public. Le pari n’est pas vraiment réussi en termes d’audience, mais je maintiens que le casting était remarquable et qu’il fallait essayer. Et si on devait le refaire, je le referais. Allez-vous malgré tout poursuivre des tentatives dans le genre de la comédie romantique ? D’autant plus quand on sait que TF1 semble avoir abandonné sa collection "Coup de foudre à…"…C’est un genre qui vient culturellement de TF1, avec la collection "Et si ?", qui était la comédie romantique par excellence à l’époque de Claude de Givray. Cet homme-là, qui était assez brillant en fiction, était allé puiser dans les grandes thématiques à la Capra ou à la Cukor. Mais aujourd’hui il n’y a plus d’obstacle à l’amour, hormis la mort et la maladie, donc c’est compliqué d’imaginer des comédies romantiques. La différence d’âge, les différences de culture ou d’origine, l’amour entre deux personnes du même sexe, c’est devenu normal. Et c’est tant mieux ! Mais ça complique notre travail (rires). Comment faire pour que les gens qui s’aiment ne puissent pas être ensemble ? Ce n’est pas simple…Malgré l’évolution de la société, on a peu vu en France de comédies romantiques avec des personnes du même sexe…Nous allons justement en tourner une, sous forme de série 6x52’. C’est l’histoire d’un homme qui perd son mari. Il se rend compte que son mari lui a toujours caché qui il était. Et vous verrez qu’on ne souligne pas le fait qu’on parle de deux hommes, que c’est une histoire d’amour gay. On parle simplement d’un couple amoureux et de quelqu’un qui perd son grand amour. On a gravi un échelon et c’est super. Si on ne le dit pas c’est que c’est acquis. La série s’appelle Tout ça je te le donnerai, c’est adapté d’un roman espagnol, et ça se tournera en janvier. On est dans la dramédie, c’est très joli, c’est une vraie histoire d’amour. JF Baumard/Storia Televisions/FTVQuelles vont être les grandes lignes et les temps forts de la saison 2022-2023 qui vient de commencer avec Et la montagne fleurira, Marianne, et Hors saison ?On enchaîne avec la saison 4 des Rivières pourpres, qui ont combattu Les Combattantes et ont résisté (rires). Et en termes de temps forts il y l'arrivée prochaine de Vortex, portée par Tomer Sisley. C’est une tentative qui est très forte. Il y aura aussi L’île prisonnière. C’est le Bussi que vous n'avez jamais lu. Ses romans, toutes les chaînes en ont adapté, donc on est allé chercher Michel Bussi pour une proposition originale et on lui a laissé quasiment carte blanche. Côté polars, il y aura aussi Piste noire, avec Thibault de Montalembert et Constance Labbé, qui parle des saisonniers et de la montagne d’une façon différente.  Le meilleur d'entre nous sur France 3, avec Nicolas Gob et Mariama Gueye, qui se déroule aussi à la montagne mais est une façon différente de parler des sportifs, à travers la discipline du triathlon dont on ne parle absolument jamais. Et on aborde à travers cela toute l'économie qui existe autour d'un champion local. Et puis nous aurons aussi L’abîme, avec Sara Mortensen d’Astrid et Raphaëlle et Gil Alma de César Wagner, un duo qui fonctionne super bien. Avec pour thématique "On ne connaît jamais vraiment celle qu'on a épousée". Ce sont des codes assez classiques mais complètement renouvelés. Sans oublier des unitaires très forts, comme La vie devant toi, sur la lesbophobie, Maman, ne me laisse pas m’endormir, sur l’addiction aux médicaments chez les ados, ou L’histoire d’Annette Zelman. Et le retour de nos fictions récurrentes comme Les Invisibles, Le Code, Tandem, L’art du crime, Les Petits meurtres d’Agatha Christie, ou La Stagiaire, avec Michèle Bernier qu’on adore, et qui revient à l’antenne ce 27 septembre pour sa saison 7. La saison 8, elle, est déjà tournée, et la saison 9 est en écriture. La saison écoulée a prouvé une fois de plus la force des fictions policières sur France 2 et France 3, avec le succès confirmé de Capitaine Marleau, d’Alex Hugo, des Meurtres à…, ou encore d’Astrid et Raphaëlle, dont la saison 3 a cartonné en cette rentrée. Comment envisagez-vous l’avenir du polar sur France Télévisions ? On reste sur ce qui cartonne ou on essaye d’aller vers plus d’audace, comme avec Vortex qui s’aventure du côté de la science-fiction ?Vortex c’est plutôt un mélopolar, car moi ça me fait pleurer (rires). Le polar c’est quand même la quête de la vérité et de la justice. Et ça peut être décliné de plein de façons. Donc ça permet d’envisager énormément de personnages différents. Je pense que le succès du polar sur France Télévisions n'est pas l'enquête policière. Astrid et Raphaëlle, c'est un duo atypique et c'est ce duo-là qui véhicule des enquêtes. C'est une façon de parler de la diversité.  Tropiques criminels c’est une façon de parler des territoires d’outre-mer autrement qu’en version carte postale. Quand on n'arrive pas à parler d'un sujet de société, il est toujours bien de passer par la porte du polar parce que ça ouvre d’autres portes. Et du coup, on peut parler du racisme, des femmes battues, de l’homophobie. On peut parler de tout ça à travers le polar. On continue d’avoir nos beaux sujets de société qu’on traite souvent sous forme d’unitaires. Mais il n'empêche que pour être le reflet de la société, il faut bien passer par une porte, et le polar est un très bon biais pour y parvenir. Vous avez décidé d'arrêter les séries Police de caractères, Prière d'enquête, et Crimes parfaits. Vous aviez l'impression d'avoir fait le tour de ces fictions ?Oui. Sur Prière d’enquêter, la chose la plus dure c’était de mêler la religion et l'enquête. Idem pour Police de caractères, où on mêlait les lettres et l'enquête, ce qui n'est pas le cas de L'Art du crime parce qu’on suit une brigade spécialisée dans les œuvres d'art, c’est plus facile à tisser. Et dans le fond, pour être honnête, il nous faut aussi de la place parce que si on veut lancer des pilotes, il faut arrêter certaines fictions. Quant à Crimes parfait, il y en a eu beaucoup. Sur cette série j'ai un peu un regret : parce que ça marchait bien, on a repris les mêmes duos d'enquêteurs à chaque fois. Donc on avait en fait quatre séries : la série avec Philippe Caroit, la série avec Isabelle Gélinas, la série avec Julie Ferrier, … Et à un moment donné, je pense qu'il y a eu trop de duos. On n’avait plus forcément la place pour toutes ces versions de la même série. François LEFEBVRE - FTVVous allez fêter l’an prochain les dix ans de la collection "Meurtres à…" avec Nouveaux meurtres à Saint-Malo. Un mot sur cette suite qui verra, pour la première fois, revenir un duo d’enquêteur ?Comme c’est un anniversaire important, on est à fond, et on a décidé de retrouver le duo du tout premier opus de la collection, Meurtres à Saint-Malo.  Bruno Solo et Louise Monot seront donc de retour. Et il y aura un deuxième duo d’enquêteurs mais les comédiens n’ont pas encore été choisis. On est écriture. Que nous réservent les prochains "Meurtres à. . . " ?Nous démarrons le tournage le 25 septembre de Meurtres dans le Béarn avec Catherine Marchal et Isabel Otero. Ensuite nous lancerons Meurtres sur la Côte fleurie, réalisé par Gabriel Aghion, avec Marie-Christine Barrault et Nicolas Gob. Et plus tard Meurtres à Chantilly avec Caroline Proust. Toujours en termes de polar, vous avez lancé le tournage de Les François et de A l’instinct. Vous confirmez que ce sont des pilotes qui ont vocation à devenir des séries en cas de succès ?Oui. Les François, c’est un nouveau pilote avec Samuel Labarthe et Sylvie Testud en frère et sœur. Ça roule, c’est génial. Et avec A l’instinct, qui sera porté par Christopher Bayemi, on a voulu développer un nouveau genre. C'est un homme qui a vécu dans la forêt, un peu à la Tarzan, et qui va avoir un instinct plus aiguisé que quelqu'un d’autre. On n’est pas dans le surnaturel mais il voit des choses, il entend des choses. Ce n’est pas un mentaliste, il fonctionne vraiment à l’instinct. Ce sont des pilotes, mais comme Simon Colman, César Wagner, Tandem ou Astrid et Raphaëlle en leur temps en fait. A part Face à face cette année, où on a pris le risque d'en faire douze d’un coup parce que c'était une série low cost, sinon en général, oui, on part plutôt sur des pilotes dans un premier temps. Justement, Simon Coleman, avec Jean-Michel Tinivelli, a été un joli succès au printemps. La série va-t-elle continuer ?Oui, on repart pour deux épisodes supplémentaires. Et nous avons également commandé un deuxième épisode de Poulets grillés, avec Barbara Cabrita, et six épisodes de 52 minutes de la série Les Pennac(s), avec Christian Rauth et Julie-Anne Roth. On aime beaucoup ce duo père-fille à l’écran comme à la ville. François Lefebvre - FTV - JLAVous avez récemment diffusé Tout le monde ment sur France 2, avec Vincent Elbaz. Pouvez-vous nous confirmer que, suite au succès d’audience, vous avez commandé l’écriture d’un deuxième épisode ?Oui, c’est en écriture. On est très contents. On n’avait jamais eu Vincent Elbaz, ça fonctionne super bien. Hélène Angel a fait un super travail à la réalisation. Et avoir Olivier Norek à l’écriture c’est génial. Ce serait dommage de ne pas poursuivre (rires). Une autre de vos séries policières à succès, Candice Renoir, devait s’arrêter au terme de sa saison 10, diffusée cette année, et se poursuivre sous forme de téléfilms événements. Mais finalement une saison 11 a été annoncée. Pourquoi ce revirement de dernière minute ?On a tourné un premier unitaire en Corse, qui est très réussi. Mais après la Corse on s’est dit que c’était quand même dommage d’arrêter. Cependant, il fallait moderniser un peu la série. Car le problème c'est qu'une fois que les deux héros sont en couple, on fait quoi ? C’est ce qui nous avait poussé à arrêter dans un premier temps. Donc je peux annoncer qu’il y a six épisodes de 52 minutes en écriture. Mais est-ce qu’on va arriver à tenir six épisodes avec un couple qu’on a vu pendant dix ans se dire je t’aime, moi non plus, et qui maintenant est ensemble ? Candice a été amnésique, Antoine aussi. Ils ont tout vécu. Donc maintenant qu’ils sont ensemble, on essaye de poursuivre, mais on va voir si on y parvient. Et pour la première fois, cette saison 11 serait feuilletonnante ?Oui. On est parti sur une enquête bouclée sur une saison. Toujours avec Cécile Bois et Raphaël Lenglet évidemment. Et l’action se déroulera à Marseille, et non plus à Sète. Patrick FOUQUE / JLA PRODUCTIONS / FTVOn parlait tout à l'heure d’Astrid et Raphaëlle, qui a cartonné en cette rentrée chaque vendredi soir face à Danse avec les stars et qui a battu des records avec sa saison 3. Un tel succès, c’est un peu une surprise ?C'est fou. Mais on ne peut pas dire que c'est une surprise parce que si on fait cette série c’est pour que ça marche. Mais c’est vrai que c’est une agréable surprise de voir que la barque prend autant et que le duo est toujours plus attachant. Il vaut mieux être sur une pente ascendante que descendante. Et là, pour le coup, on est très très ascendant. On a vraiment travaillé sur les personnages sur cette saison 3 et visiblement ça paye. Vous tournez en ce moment la saison 4. Est-ce que le succès d’audience vous a déjà motivé à commander l’écriture d’une saison 5 ?Oui, je commande toujours en anticipé, j’ai confiance. Le tournage de la saison 4 a débuté alors que la saison 3 n'était pas encore diffusée. On a vraiment confiance. Et donc, oui, on poursuit avec une saison 5. Dès que la saison 4 se termine en écriture, on lance l’écriture de la suite car c’est une série très longue à écrire. C’est plein de détails. Vous avez récemment lancé Marianne, avec Marilou Berry, que l’on pouvait voir comme la réponse de France 2 à HPI sur TF1. Êtes-vous un peu déçue par les scores qui sont bons mais qui ne sont pas aussi excellents qu’on aurait pu l’espérer ?Vous l’avez dit, ils ne sont pas aussi excellents qu'on pouvait l’espérer. Je suis d'accord, je ne vais pas mentir. Mais cela reste de bons scores. C’est bien écrit, bien produit, bien joué. À la fois drôle et touchant. Marilou Berry est formidable. Mais c’est vrai qu’on l’espérait à 22% de part d’audience, et que la série fait 17%. Après, la case est haute. Ce n’est pas un échec. La rentrée est hyper concurrentielle. Mais évidemment que ça nous interroge et qu’on va essayer de comprendre pourquoi ça n’a pas mieux marché. Il y aura tout de même une saison 2 ?Je ne sais pas encore. On attend les scores des replays et de la dernière soirée en consolidé. Mais en tout cas la saison 2 est en écriture. Nathalie Guyon / FTVParmi les événements de la saison il y aura aussi Diane de Poitiers qui a été présentée au Festival de La Rochelle il y a quelques jours. C'est une fierté pour vous d'avoir une série avec Isabelle Adjani qui se fait rare à la télévision ?Bien sûr. On l’avait vue en guest dans Capitaine Marleau, mais depuis La Journée de la jupe c’est vrai qu’elle se fait rare. On est évidemment hyper fiers. Isabelle est venue présenter la série à La Rochelle, ça prouve qu’elle est très impliquée. Autour d'elle, il y a une brochette d'acteurs formidable. Et on renoue d’une belle manière avec le film en costume. Allez-vous continuer à collaborer avec Josée Dayan sur d’autres projets, au-delà de Capitaine Marleau qui continue évidemment ? Est ce que Belphégor, son nouveau projet de série avec Isabelle Adjani toujours, pourrait arriver sur France Télévisions ?Ce n’est pas pour nous Belphégor. On ne nous l’a jamais proposé. Evidemment, on parle avec Josée mais elle est déjà très occupée. Elle fait quatre Capitaine Marleau par an. Ces deux dernières années, on était vraiment sur Diane de Poitiers parce qu'il fallait trouver le financement. Et ce casting incroyable. Donc c'est vrai qu'on n'a pas tellement parlé d'autre chose que de Diane de Poitiers et de Marleau pour l’instant. Mais tout est possible. J’évoquais tout à l’heure Germinal. Avez-vous la volonté d’adapter d’autres oeuvres de Zola ?Non, c’était super de faire Germinal, on est très content du résultat, mais on ne va pas faire Les Rougon-Macquart non plus. Je pense que les fresques comme ça il faut en faire régulièrement mais ça coûte très cher, donc ça se fait une à deux fois par an. Mais dans un genre très, très différent, vous allez vous tournez vers Albert Camus en adaptant La Peste sous forme de dystopie…Eh oui, dystopie de Camus (rires). Je l’ai lu, c’est vraiment bien. C’est troublant mais les enjeux restent les mêmes. Vous n’avez pas peur que cela fasse un peu trop écho au Covid, qui reste très présent, très actuel dans l’esprit des gens ?Je l’ai commandée avant le Covid. Je comprends cette réserve évidemment, mais on est quand même sur Camus, on est sur des problématiques de l’humain, l’homme face à l’humanité, moins sur l’épidémie. On a acheté les droits d’Albert Camus, on ne va pas acheter les droits de Camus pour faire quelque chose sur le Covid. 2017 Princesse Beli / Nolita Cinema / Oriane / StudioCanal / France 2 Cinéma / Nexus Factory / UmediaToujours au rayon des nouveautés, vous allez vous aventurer dans le genre et aller sur le terrain des sorcières, rarement exploré en France, avec Filles du feu, qui va entrer en tournage et aura pour toile de fond la chasse aux sorcières. Que pouvez-vous nous en dire ?Je trouve que le mythe de la sorcière, c'est toujours hyper valorisant. On est vraiment dans la chasse aux sorcières, mais ce que je trouve très joli dans cette série de 6x52’ c'est que c'est une dynastie de sorcières. Certaines ont le don, d'autres ne l’ont pas, d'autres le découvrent, d'autres le perdent. Et on est sur une sorcellerie qui évoque plutôt les magnétiseurs d’aujourd’hui. Avec des histoires d’amour aussi évidemment. Et nous avons un très joli casting : Lizzie Brocheré, Annabelle Lopez, Zoé Adjani, Michèle Laroque, Bruno Debrandt, Guillaume de Tonquédec, Marc Ruchmann, Angela Molina. La série est réalisée par Magaly Richard-Serrano et le tournage débutera le 4 octobre. L’un des événements de cette fin d’année c’est l’arrêt de Plus belle la vie le 18 novembre prochain. Pour vous, c'était inévitable ? Avec l'érosion des audiences et l’arrivée d’autres feuilletons qui l’ont rendue un peu vieillissante ?C'était inévitable et triste. Se séparer au bout de 18 ans, c’est forcément triste. Après, on l'a dit, d'autres feuilletons sont arrivés, les plateformes sont arrivées. Il y a eu une usure, un rajeunissement qui ne s'est pas fait. Peut être qu'on a raté un tournant ? Je ne sais pas, mais ce qui est certain c’est qu’il fallait prendre cette décision. Même si ce n'est jamais facile. Et on pense surtout aux comédiens, aux techniciens et réalisateurs. Les téléspectateurs vont-ils avoir droit à une jolie fin ?Oui, c’est une très jolie fin, avec beaucoup de retours, beaucoup de bienveillance et beaucoup d'amour. Une page se tourne et tout le monde a envie que ça se passe bien, que ce soit une belle fin et qu’on referme Plus belle la vie avec un grand sourire. Jean-Louis PARIS - TELFRANCE - FTVSavez-vous déjà à quoi va ressembler la soirée du 18 novembre ? Y aura-t-il un dispositif spécial, avec un documentaire après le dernier prime ?Il y aura un dispositif spécial, mais il est encore trop tôt pour savoir à quoi va ressembler cette soirée. J’imagine qu’il y aura un documentaire, mais tout n’est pas encore acté. Pensez-vous que la série pourrait revenir avec des primes événementiels de temps en temps ?La série ne marchait plus en prime. Mais on reverra les comédiens de Plus belle la vie dans d’autres fictions de France Télévisions. La volonté aujourd’hui c’est surtout de retravailler avec tous les comédiens qui ont mis leur talent à notre service pendant 18 ans. Cet été, vous avez testé une diffusion en prime de Un Si Grand Soleil qui avait vocation à rattraper le retard pris dans les épisodes. Est ce que ça vous donne envie de faire de vrais primes Un Si Grand Soleil à l'avenir ?En tout cas, ça nous donne l'occasion de voir que, même en prime, les gens regardent Un Si Grand Soleil. C'est déjà intéressant. Mais pour l'instant, la réflexion n'est pas là. Quand on a une quotidienne, c'est très dur de faire un prime. Il faut qu'on puisse ne pas avoir vu le prime et récupérer la quotidienne le lendemain. Et il faut qu'on puisse voir le prime sans avoir vu la quotidienne. C’est très compliqué. Sur Plus belle la vie, les primes ça a toujours été très compliqué et très douloureux. Donc je ne sais pas pour Un Si Grand Soleil. Tout est possible mais ce n’est pas prévu pour l’instant.

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